Le dormeur doit s’éveiller

Persistance des formes dans les films SF – épisode 4

Le sommeil artificiel est devenu l’un des motifs emblématiques de la science-fiction, permettant de rendre crédibles les voyages interstellaires tout en offrant une image saisissante de l’astronaute suspendu entre la vie et la mort. De 2001: L’Odyssée de l’espace à Alien, Mission to Mars, Sunshine, Pandorum ou Passengers, les caissons d’hibernation évoluent d’un design clinique et optimiste vers de véritables sarcophages technologiques, reflet d’une vision plus inquiétante de l’espace.

Cette iconographie associe le sommeil à une promesse de renaissance, résumée par la célèbre injonction de Dune : « The sleeper must awaken » (« Le dormeur doit s’éveiller »). Si, chez Frank Herbert, cette formule désigne avant tout l’éveil spirituel de Paul Atréides, elle résonne aussi comme une métaphore des astronautes qui, après des années de sommeil artificiel, s’éveillent à un monde nouveau.

モスラ対ゴジラ (Mothra contre Godzilla) 1964 Ishiro Honda
OPERAZIONE GOLDMAN (Opération Goldman) 1966 Antonio Margheriti
2001 A SPACE ODYSSEY (2001, l’Odyssée de l’espace) 1968 Stanley Kubrick
ALIEN 1978 Ridley Scott
ALIENS (Aliens, le retour) 1986 James Cameron
LOST IN SPACE 1998 Stephen Hopkins
PANDORUM 2009 Christian Alvart
PASSENGERS 2016 Morten Tyldum
PASSENGERS 2016 Morten Tyldum

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