-TORN CURTAIN (Le rideau déchiré) 1966 Alfred Hitchcock-
-THE GRAND BUDAPEST HOTEL 2014 Wes Anderson-
Un film peut-il en cacher un autre ? Et que fait-on dans un musée ?
Voyons déjà ce que font Alfred Hitchcock et Wes Anderson, deux cinéastes qui n’ont a priori pas grand-chose en commun, dans un musée.

Dans le film Le Rideau déchiré d’Alfred Hitchcock, tout porte à croire que le professeur américain Michael Armstrong (Paul Newman) prend l’avion pour Berlin-Est afin d’offrir ses services aux communistes. Arrivé à Berlin, il est étroitement surveillé par des agents est-allemands. La vie d’Armstrong, qui joue un double jeu, est désormais en danger.

Dans The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, le testament de Madame D., léguant une œuvre de valeur à M. Gustave, est contesté par l’héritier Dimitri. La vie de l’avocat Vilmos Kovacs (Jeff Goldblum), détenteur du précieux document, est désormais en danger.


Armstrong quitte son hôtel pour un rendez-vous secret. Tandis qu’il traverse le hall, des femmes de ménage astiquent le sol. Il ne remarque pas que Gromek (Wolfgang Kieling), un agent du KGB, l’observe depuis un fauteuil.


Kovacs quitte son agence pour rentrer chez lui. Tandis qu’il traverse le hall, des femmes — et des hommes — de ménage astiquent le sol. Il ne remarque pas que Jopling (Willem Dafoe), un tueur à la solde de Dimitri, l’observe depuis un fauteuil.

Armstrong prend le bus. Depuis son siège, il réalise que Gromek le suit.

Kovacs prend le tramway. Depuis son siège, il réalise que Jopling le suit.

Armstrong se rend à l’Alte Nationalgalerie, musée prestigieux de Berlin, espérant pouvoir semer Gromek dans ce vaste bâtiment aux multiples salles.

Kovacs se rend au Kunstmuseum, musée prestigieux de la ville de Nebelsbad, espérant pouvoir semer Jopling dans ce vaste bâtiment aux multiples salles.

Peu de temps après, Gromek arrive à moto devant le musée.

Peu de temps après, Jopling arrive à moto devant le musée.

Armstrong traverse une salle ornée de tableaux. Il est seul : la salle est entièrement vide de visiteurs.

Kovacs traverse une salle ornée de tableaux. Il est seul : la salle est entièrement vide de visiteurs.

Dans une seconde salle, remplie de statues anciennes, Armstrong se retourne en entendant des pas derrière lui.

Dans une seconde salle, remplie de statues anciennes, Kovacs se retourne en entendant des pas derrière lui.

Armstrong descend un grand escalier baroque richement orné.

Kovacs monte un grand escalier baroque richement orné.

Au bout d’un couloir, Armstrong découvre une porte de sortie. Il hésite un instant avant de la franchir.

Au bout d’un couloir, Kovacs découvre une porte de sortie. Il hésite un instant avant de la franchir.
Armstrong parviendra-t-il à rejoindre son rendez-vous secret et à semer le redoutable Gromek ?
Kovacs réussira-t-il à remettre le testament à la police avant d’être rattrapé par le tout aussi redoutable Jopling ?
Vite, allez voir ces deux films pour connaître la réponse !
L’hommage de Wes Anderson est d’autant plus remarquable que la conclusion de la séquence diffère de l’originale et entraîne le récit — ainsi que le spectateur — dans une tout autre direction. L’astuce consiste à ne pas se contenter d’un simple pastiche maîtrisé, mais à proposer une relecture à la fois ironique et surprenante.
-TORN CURTAIN (Le rideau déchiré) 1966 Alfred Hitchcock-
-THE GRAND BUDAPEST HOTEL 2014 Wes Anderson-