Monter ou descendre ?

Element indispensable pour relier le niveau de la rue à un niveau supérieur ou inférieur, l’escalier (du mot latin « scala » = échelle) apparaît déjà dans l’antiquité.

THE SERVANT 1963 Joseph Losey

Afin de relier plusieurs niveaux sans que cela prenne trop de place et de manière économique, les volées de marches ondulent autour d’un vide, communément appelé « cage d’escalier ».

LE CERCLE ROUGE 1970 Jean-Pierre Melville

Au cinéma, ces cages deviennent très vite un élément graphique du récit, à travers des cadrages en plongée ou en contre-plongée qui accentuent, …

LE LOCATAIRE 1976 Roman Polanski

… notamment dans les films d’action ou d’épouvante, des ambiances angoissantes, mystérieuses ou au moins ambigües.

LA DOLCE VITA 1960 Federico Fellini

Les exemples sont nombreux …

PEUR SUR LA VILLE 1975 Henri Verneuil
IL GATTO A NOVE CODE (Le chat à neuf queues) 1971 Dario Argento
PASSION 2016 Brian de Palma

Les films captent ainsi un sentiment étrange et connu de nous tous : que l’on monte ou que l’on descende, c’est toujours un point de fuite qui nous happe vers le haut ou vers le bas, nous faisant approcher d’une représentation du vide et de l’infini… qui nous donne le tournis.

POSSESSION 1981 Andrzej Żuławski

Et l’utilisation cinétique d’un simple élément architectural, sensé être utile, permet de renforcer cette impression auprès du spectateur et de renforcer l’émotion du récit. 

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