Element indispensable pour relier le niveau de la rue à un niveau supérieur ou inférieur, l’escalier (du mot latin « scala » = échelle) apparaît déjà dans l’antiquité.

Afin de relier plusieurs niveaux sans que cela prenne trop de place et de manière économique, les volées de marches ondulent autour d’un vide, communément appelé « cage d’escalier ».

Au cinéma, ces cages deviennent très vite un élément graphique du récit, à travers des cadrages en plongée ou en contre-plongée qui accentuent, …

… notamment dans les films d’action ou d’épouvante, des ambiances angoissantes, mystérieuses ou au moins ambigües.

Les exemples sont nombreux …



Les films captent ainsi un sentiment étrange et connu de nous tous : que l’on monte ou que l’on descende, c’est toujours un point de fuite qui nous happe vers le haut ou vers le bas, nous faisant approcher d’une représentation du vide et de l’infini… qui nous donne le tournis.

Et l’utilisation cinétique d’un simple élément architectural, sensé être utile, permet de renforcer cette impression auprès du spectateur et de renforcer l’émotion du récit.